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Vous trouverez dans cette rubrique des articles repris sur des sites ou des blogs amis, concernant bien sûr le développement durable. N’hésitez pas à me proposer de mettre en ligne vos articles, toujours dans l’esprit de ce site, constructif, propre à mobiliser les « forces vives » de la société.


« Nous franchissons le mur du temps »

Thierry Gaudin

Thierry Gaudin
Chiclayo (Pérou), 2012, cliché DL

Entretien avec Thierry Gaudin,
1er février 2013

Pour le prospectiviste Thierry Gaudin, nous vivons une révolution cognitive. Nous sommes en train de franchir « le mur du temps ». La course à la puissance, fondée sur des mythes hollywoodiens, précipite les crises au lieu de les résoudre. Nous avons besoin de changer de vision du monde et d'apprendre à vivre en empathie avec la nature.



http://reseaux.blog.lemonde.fr/2013/02/01/revolution-cognitive/


Nicolas CURIEN Page personnelle / Website

(http://ncurien.fr/blog/145-novembre-2012)

25-11-2012. Smart cities

Mercredi dernier (21-11-2012), dans le cadre du conseil scientifique de GDF-Suez, j'ai présenté une réflexion sur le thème de la "ville intelligente" (smart city), à laquelle ont également contribué Dominique Bidou (consultant en développement durable) et Koenraad Debackere (Université catholique de Louvain). Voici schématiquement ce que nous avons commmuniqué lors du Conseil et qui ne présente aucun caractère de confidentialité.

1. Définition. Le concept de "ville intelligente" exprime une idée simple mais qui mérite d'être rappelée : celle d'exploiter les ressources informationnelles diverses et variées qui sont disponibles dans la ville, ressources d'ailleurs de plus en plus diverses et variées avec l'avènement du phénomène Big Data et la prolifération des capteurs et senseurs de toute sorte, dans le but d'améliorer l'organisation de la ville et la qualité de vie de ses citoyens. En bref, il s'agit de mieux utiliser l'information afin de mieux vivre dans la cité.

2. Verticalité et transversalité. L'approche "smart" se rapporte à toutes les composantes de la vie urbaine. On parle ainsi "d'environnement intelligent", lorsqu'il s'agit d'optimiser la gestion de l'énergie, de l'eau ou des déchets, de rendre les bâtiments écologiquement plus performants. On parle de "mobilité intelligente", lorsqu'il s'agit de l'organisation des transports en commun, de la fluidité du trafic automobile ou de l'occupation des places de parking. On parle de "gouvernance intelligente", lorsqu'il s'agit de l'accès aux services administratifs, de l'exercice de la citoyenneté, ou encore de l'information apportée aux habitants et aux visiteurs. On parle "d'économie intelligente", lorsqu'il s'agit de faciliter l'implantation d'industries ou de développer la fréquentation des commerces à l'aide des TIC (technologies de l'information et de la communication). On parle enfin de "vie sociale intelligente" lorsqu'il s'agit de santé, d'éducation, de culture, de loisirs, de tourisme, de sécurité, etc.. En bref, tout ou presque, dans la ville a peu ou prou vocation à devenir "plus intelligent" et l'approche smart se fixe un double objectif : faire mieux dans chacune des dimensions évoquées plus haut et, aussi, mieux coordonner ces différentes dimensions entre elles afin de faire mieux globalement ! Pour être vraiment smart, il faut donc agir à la fois verticalement et transversalement.

3. Quoi et où ? Le mouvement smart cities est aujourd'hui en plein essor, les projets et les réalisations se multiplient à travers le monde, sous des formes toutefois très contrastées. Nous proposons de distinguer quatre modèles.

- "Born smart" : en Asie et au Moyen-Orient, des nouvelles cités ou des nouveaux quartiers d'affaires sont créés de toute pièce, tels New Songdo en Corée du Sud ou encore Masdar dans les Émirats. Ces "artifices urbains" ont été construits au service d'une fiction épurée, l'homme écologique, mais jusqu'ici sans homme réel qui vive ! Seront-ils fréquentables, seront-ils habitables ?

- "Getting smarter" : en Amérique du nord et en Europe, plutôt que bâtir à partir de rien, l'approche dominante consiste à rendre plus intelligentes des villes déjà existantes, en particulier des villes historiques comme New York, Amsterdam, Londres, Barcelone ou Paris (dans la perspective du Grand Paris). Principale question posée : comment concilier rationalisation d'une ville et maintien de sa spécificité ?

- "Big, fast and smart" : en Chine, en Inde ou en Amérique latine, une forte croissance démographique et économique entraîne un développement explosif des zones urbaines. Comment l'intelligence peut-elle aider à maîtriser un développement aussi rapide, comment se manifeste-t-elle à une aussi grande échelle ?

- "Smart everywhere" : pourquoi considérer seulement les villes ? L'empreinte d'une ville n'est pas entièrement circonscrite par ses murs d'enceinte, elle s'étend à sa zone d'influence. Si la ville gagne en intelligence, alors ce surcroît de matière grise doit ausssi bénéficier à sa prériphérie et sa zone d'influence... Et au-delà : pourquoi pas, en effet, des villages intelligents, des campagnes intelligentes, des parcs naturels intelligent ? Si être smart devient un must, on ne peut accepter durablement une "fracture de l'intelligence"... pas davantage qu'on accepte aujourd'hui la fracture numérique.

4. Segmentation stratégique. Les quatre "modèles" de la typologie précédente présentent à l'évidence des caractéristiques très différentes. Les enjeux techniques, organisationnels, économiques ou sociétaux que soulève une approche "smart", ainsi que les besoins potentiels, ne sont clairement pas les mêmes, selon qu'il s'agit d'éco-villes aseptisées, de cités historiques au caractère marqué, de villes géantes et pervasives, ou de zones de densité moyenne ou faible. Pour un grand acteur industriel du secteur de l'énergie et de l'environnement souhaitant s'impliquer, la première étape consiste par conséquent à mener une segmentation stratégique de ce "marché" diversifié de "l'intelligence urbaine".

- Du côté de la "demande", quelles sont les principaux défis et priorités essentielles de chaque segment, s'agissant des diférentes "filières" verticales de l'approche smart (énergie, environnement, mobilité, etc.) et s'agissant aussi de l'intégration horizontale de ces filières.

- Du côté de "l'offre", quelles sont, pour chacun des segments, les opportunités les plus prometteuses, quel est le portefeuille des compétences, des développements et des outils nécessaires, quels sont les atouts internes, quelles doivent être les acquisitions externes, quels sont les partenariats les plus opportuns avec d'autres parties prenantes à ce "marché", notamment les acteurs du secteur des TIC ?

5. Les impasses. Trois dérives, très justement signalées par Philippe Aigrain et Daniel Kaplan, co-éditeurs de l'ouvrage collectif "Internet peut-il casser des briques" (2012), doivent être évitées par les concepteurs et acteurs de la ville intelligente.

- La "servicisation" : un projet de ville intelligente ne doit pas uniquement s'adresser aux consommateurs qui arpentent la ville, mais aussi aux personnes qui l'habitent, aux "urbains" ! Le projet ne doit pas seulement proposer une batterie de "super-applications" permises par la réalité augmentée et dont la vocation serait purement économique ; il doit aussi et surtout fournir des outils utiles aux individus agissant en tant que citoyens, êtres sociaux, résidents de quartier, etc.

- La "déshumanisation" : un projet de ville intelligente ne doit pas "oublier" le facteur humain ! Certes, il s'agit bien d'améliorer, de rationaliser, d'optimiser, mais ces objectifs d'ingénieur et de planificateur, aussi louables soient-ils, ne sont que des buts intermédiaires au service d'un but premier : augmenter le bien-être dans une perspective durable, améliorer la qualité de vie, enrichir la dimension humaine et sociale du "bien vivre ensemble", celle qui fait tout l'agrément d'une ville pour ses habitants et ses visiteurs.

- "L'angélisme" : un projet de ville intelligente peut très bien à la fois se montrer très séduisant sur le papier et se heurter à des résistances insurmontables sur le terrain. Entre la théorie et la pratique... il y a le pouvoir ! Or les rapports de pouvoir entre les acteurs de la ville sont transformés lorsque l'information est redistribuée, lorsque des bases de données sont ouvertes, lorsque de nouveaux accès sont créés. Les concepteurs de la ville intelligente ne doivent pas dénier ces mutations mais ils doivent au contraire les anticiper et s'appuyer sur elles.

Développons successivement ces trois aspects.

6. Le service n'est pas tout ! Une ville est certes une unité économique, mais elle est surtout le lieu d'expression d'enjeux sociétaux très sensibles : la cohésion sociale, la cohabitation entre ethnies, la souffrance sociale, les guettos, les cités, l'insécurité, le désintérêt pour la démocratie, la perte de vie culturelle, la disparition des magasins et des services publics dans cerains quartiers, etc. Un projet smart, pour être lui-meme smart (!), doit donc considérer la ville sous sa dimension émotionnelle autant que sous sa dimension rationnelle. Les smart grids qui innerveront les smart cities devront aussi contribuer à créer de nouvelles connexions sociales, susciter de nouvelles communautés, tisser des solidarités nouvelles, engendrer des confrontations nouvelles, etc. Or les TIC, technologies porteuses du smart, sont précisément les instruments adaptés pour fournir aux habitants-citoyens des données ouvertes (open data) et des plateformes en libre accès, qui leur permettront de "faire par eux-mêmes", c'est-à-dire d'animer, de manière décentralisée auto-organisée et collaborative, un processus "d'innovation participative".

Une ville véritablement intelligente est ainsi une ville dont les habitants se sont en partie "approprié" l'infostructure ; plus crûment dit, dont les habitants ont "piraté" cette infostructure ! Sakia Sassen, professeur à l'univesité Columbia, écrit fort joliment à ce sujet : "We must work at urbanizing technologies rather than use technologies that deurbanize the city. Technologies must be adaptable and the city must be hackable." Ajoutons ce jeu de mots parlant : les technologies "sans contact" contribueront à renforcer les contacts dans la ville ! En bref, "l'urbain" dans la ville ne doit pas être perçu comme un frein dommageable à la pénétration technologique car il est tout le contraire : il est le moteur du développement des villes intelligentes... pour peu toutefois que la technologie ne soit pas imposée à l'urbain et que l'urbain se saisisse de la technologie !

7. L'optimisation n'est pas tout ! La force d'une ville réside autant dans sa personnalité et dans sa spécificité que dans l'efficacité et l'optimisation de sa gestion. En conséquence, se focaliser exclusivement sur le dernier aspect risque de s'avérer rapidement contre-productif, en dégradadant le premier aspect : une ville parfaitement optimisée perdrait son charme propre ; un Montpellier optimal ne se distiguerait plus d'un Chateauroux optimal ! Un ville, pour mériter le qualificatif "intelligente", ne saurait devenir totalement "fonctionnelle" : même dans le cas d'une ville entièrement nouvelle comme Songdo ou Masdar, on ne conçoit pas qu'elle puisse être entièrement planifiée par avance puis automatiquement pilotée par quelque Big Brother, dictateur tout puissant placé aux commandes d'un poste central d'opérations. Une ville n'est pas un pur système cybernétique et, dès lors que demeurent quelques degrés de liberté, il est souhaitable que le maire reste un humain, qu'il ne cède pas sa place à un robot ! Les degrés de liberté s'expriment sous forme d'arbitrages.

- Premier arbitrage, la ville doit certes être "efficace", ce qui réclame de l'optimisation et de l'intégration, mais elle doit aussi être "résiliente", ce qui exige au contraire de la redondance et de la décentralisation. Dans le smart, la pérennité compte autant que la performance !

- Deuxième arbitrage, la ville doit certes être "stable", ce qui plaide pour l'exploitation dans la durée de systèmes techniques et informatiques pré-testés, éprouvés et donc peu évolutifs ; mais elle doit aussi être "innovante", ce qui appelle au contraire l'exploration dynamique de solutions originales et adaptatives. Dans le smart, l'agilité compte autant que l'intelligence !

- Troisième arbitrage (et non pas le moindre !), la ville doit certes être "vigilante", ce qui implique la mise en place de nombreux instruments d'observation, de mesure, de collecte et traitement de données ; mais elle doit être "respectueuse", ce qui impose une "neutralité bienveillante", une non-ingérence dans la vie privée des citoyens. Les caméras qui contôlent de trafic ou les compteurs intelligents sont des yeux très indiscrets ! Dans une démarche smart, la dimension éthique est donc fondamentale, afin que soient respectés les droits fondamentaux du citoyen, notamment en termes de protection de la vie privée et de sécurité des données personnelles... car ces droits sont très loin d'être "pré-inscrits" dans la technologie.

8. Les enjeux de pouvoir comptent ! Le jeu des responsabilités respectives et des positions relatives des différents acteurs de la ville - politiques, opérateurs de grands réseaux techniques, opérateurs de télécommunication, sociétés de service, industries et commerces locaux, citoyens, etc. - est remodelé (voire bouleversé) dans la ville intelligente, parce que le système de distribution et de circulation des informations y est changé. Si la vision caricaturale de l'optimisation pure était poussée jusqu'à l'extrême, alors le pouvoir serait totalement transféré du politique vers le technique et le nouveau maître de la cité serait quelque opérateur industriel. Mais ce scénario est très invraisemblable, pour deux bonnes raisons : d'une part, aucun acteur technique ne serait en mesure de maîtriser la complexité et de supporter le coût d'un système urbain entièrement globalisé ; d'autre part, l'appétence des citoyens pour la subsidiarité, la transversalité et la proximité créerait une telle force centrifuge qu'une organisation parfaitement centralisée serait fort heureusement insoutenable.

Quel est alors le scénario le plus vraisemblable ? C'est également le plus souhaitable : il consiste en la coopération créative d'entrepreneurs, de structures associatives, de communautés d'intérêt, de médias, etc., partageant une plateforme technique commune, et aussi des données et des logiciels, afin de réaliser des projets locaux créateurs de lien social ; ce que certains (comme Michèle Debonneuil) nomment "l'économie quaternaire" : aider des personnes âgées ou malades, échanger des objets et des services entre voisins, recréer des points de contact là où ils ont disparu, ressusciter une vie de quartier là où elle est menacée. En résumé, un scénario de "responsabilisation" des citoyens, de "prise en main par la base" (empowerment of the base), dont l'avènement repose crucialement sur l'ouverture des données, l'ouverture des réseaux, l'ouverture des applications, l'accès à des espaces de co-production, la formation du plus grand nombre à l'utilisation des TIC.

À défaut de développer cette dimension d'ouverture et à force de ne songer qu'à l'optimisation technique, on risquerait fort un cuisant échec, ainsi que l'exprime très fortement Daniel Kaplan (Fédération Internet Nouvelle Génération, FING) : "En négligeant de manière plus ou moins consciente la question du pouvoir, les projets smart nous font courir le risque de faire des réponses techniques les dernières béquilles sur lesquelles un modèle de développement à bout de souffle continue de s'appuyer pour ne surtout pas changer !"

9. Conclusion. De cette réflexion, il ressort principalement que, dans les projets smart, l'urbain et l'humain ne sont pas accessoires mais essentiels. Les systèmes techniques sont à leur service, et non pas l'inverse. La démarche smart doit donc se montrer "human-centric" et non pas "system-centric". Pour les grands acteurs industriels concernés cela comporte plusieurs conséquences importantes :

- ne pas agir verticalement dans les limites de son seul cœur de métier, mais agir transversalement dans le cadre de partenariats, de manière à embrasser les différentes composantes de la vie urbaine ;

- entreprendre une recherche sociale, mener des expérimentations et conduire des enquêtes de terrain, afin de mieux cerner la nature des "besoins", en se rappelant que la meilleure façon de savoir ce que veulent les gens n'est pas de le leur demander mais d'observer ce qu'ils font, une fois placés en situation !

- communiquer sur les projets et les réalisations en mettant en avant les valeurs sociétales du smart : "relier", "réunir", "vivre ensemble" sont des termes plus attractifs que "optimiser", "rationaliiser" ou même "rendre la planète plus durable" !

Dans ce dernier aspect, celui de la communication autour du smart, réside sans doute une des clés du succès de la démarche. Car, dans leur quête d'un bien-être accru, les individus ne raisonnent pas, pour la plupart, comme des économistes. Pour eux, maximiser le bien-être ne se réduit pas à privilégier la rationalité et rechercher l'efficience. Dans leur esprit, il s'agit plutôt de devenir plus "heureux", d'accéder à un plus grand "bonheur", quel que soient le sens multivoque donné à ces termes vagues. Allez, faites maintenant votre auto-analyse ! Dans quel état psychologique préférez-vous personnellement vous trouver ?

- Option 1 : vous sentir coupable de de pas être encore assez rationnel, assez "durable", assez smart.

- Option 2 : vous sentir enthousiaste à l'idée de devenir plus proche des autres, plus utile à la collectivité, plus impliqué dans des initiatives locales innovantes.

Gageons que vous n'avez pas majoritairement sélectionné l'option 1 ! Et pourtant, beaucoup de projets smart sont conçus et sont mis en œuvre exactement comme si vous aviez laisssé de côté l'option 2 ! Les considérants de l'option 1 sont évidemment très importants pour l'avenir de l'humanité, mais quitte à faire preuve d'un certain cynisme, ils seront sans doute plus facilement atteints si les considérants de l'option 2 ne sont pas négligés : un homme "heureux" acceptera en effet plus aisément de se montrer "rationnel" !


18-11-2012. Green for IT (http://ncurien.fr/blog/145-novembre-2012)

Le 13 novembre dernier, la réunion mensuelle de la "Commission TIC", au sein de l'Académie des technologies, était conscrée à un sujet environnemental important : comment maîtriser la consommation d'énergie des technologies de l'information et de la communication ? Mes confrères Erol Gelenbe (Imperial College), animateur du groupe de travail académique "Éco-technologies de l'information et de la communication" et Alain Pouyat (Bouygues), membre de ce groupe et expert reconnu en matière de "Processus industriels pour une informatique durable", nous ont présenté un rapport d'étape. L'ignare en la matière que je suis - que j'étais ? -, a tiré de cette stimulante séance les quelques enseignements suivants.

- Le vocable "Green IT" est bi-sémique : il signifie tout à la fois "verdir" les TIC (Green for IT) et utiliser les TIC pour "verdir" la planète (IT for Green). Si les deux sous-sujets sont certes distincts au plan logique, ils sont en revanche étroitement imbriqués et synergiques du point de vue du développement durable : mobiliser massivement les TIC pour couvrir le monde de smart grids et de smart cities ne présenterait en effet guère d'intérêt, si l'économie de ressources promise par l'avènement de cette 'intelligence" pervasive était (bêtement) effacée par une consommation induite !

- Dans les grandes entreprises, se met aujourd'hui en place une comptabilité extra-financière. De même qu'elles publient leur bilan financier, elles devront désormais montrer patte verte, en présentant leur empreinte carbone ainsi qu'une batterie d'indicateurs environnementaux, dont la performance en matière de Green IT. Des commissaires aux comptes extra-financiers attesteront la conformité et la véracité de ces déclarations.

- Bien que les chiffres varient quelque peu selon les sources, on peut retenir les ordres de grandeur suivants : la consommation électrique des TIC représente plus de 5% de la consommation électrique mondiale, dont environ 50% sont imputables aux postes de travail (ordinateurs personnels, écrans, imprimantes...), 25% aux data centers et 25% aux réseaux. Les data centers ne constituent donc pas actuellement le segment le plus energivore, mais notons que leur consommation s'est accrue de presque 60% entre 2005 et 2010, alors que le taux de croissance moyen de la consommation électrique, pour l'ensemble des TIC, s'établit à environ 4% par an.

- Le rendement énergétique des data centers est aujourd'hui très médiocre. Pour 1 kW effectivement utilisé par les machines informatiques, la consommation électrique s'élève à quelque 2 kW compte tenu de l'alimentation des "servitudes", principalement la climatisation. À technologie constante, on pourrait sans doute gagner à peu près 20% par rapport à la situation présente. D'abord, en recourant davantage à la virtualisation, c'est-à-dire au regroupement de plusieurs serveurs sur une même machine physique. Ensuite, grâce à une détection ciblée des "points chauds", les centres pourraient fonctionner à une température de 24°C, voire 30°C, au lieu des 18°C actuels, ce qui permettrait le "free cooling", mode de refroidissement qui utilise l'air extérieur. Concomitamment, la "densité énergétique", actuellement égale à 1 ou 2 kW/m2, pourrait être portée à 10 kW/m2. Par ailleurs, une alimentation en courant continu serait plus sobre. Enfin, la chaleur évacuée des salles de machine pourrait être récupérée pour le chauffage des bâtiments.

- S'agissant de la consommation des postes de travail dans les entreprises, la piste d'améliorration la plus prometteuse réside dans l'effacement aux heures de pointe. Un tel effacement peut être programmé et optimisé à l'aide d'un système d'information en temps réel, indiquant l'état d'alimentation de chacun des postes de travail d'une société.

- Quant aux effets externes positifs de l'utilisation des TIC sur la consommation énergétique de l'ensemble des activités humaines, il faut raison garder. Dans la sphère professionnelle, les téléconférences ne se sont jamais substituées aux déplacements, non pas tant parce que leur qualité était jusqu'ici modeste et leur coût relativement élevé, mais surtout parce que la communication médiatée et la communication en face à face sont des comportements relationnels complémentaires et non pas substituts. Et, dans la sphère privée, la croissance du commerce électronique de biens et services non numérisables ne diminue pas le transport de marchandises, mais l'augmente : il faut bien livrer physiquement ce qui est acheté électroniquement. Par ailleurs, au moins pour certains biens, la principale fonction du commerce électronique est l'information, davantage que l'achat : en ligne, les consommateurs se renseignent sur la qualité des produits, comparent les prix... puis ils prennent leur voiture pour effectuer et emporter leurs achats !

- D'un point de vue scientifique, la mesure de la consommation énergétique des TIC soulève des problèmes méthodologiques non triviaux, la grandeur la plus pertinente n'étant pas l'énergie elle-même, mais plutôt l'énergie rapportée à la charge de travail, donc mesurée en Watt/Flop pour une machine, en Watt/Paquet pour un réseau, etc. En effet, afin d'optimiser un processus de calcul informatique ou un protocole de gestion de trafic en prenant en compte la dimension énergétique, il faudrait en théorie être capable d'associer à un algorithme en cours d'exécution sa consommation d'énergie en temps réel....

- Il convient de se méfier des faux amis ! Ainsi, une machine au repos (ou presque) peut consommer jusqu'à 50% de son niveau de pointe, notamment en raison de l'inertie de refroidissement ; car, même si la machine ne calcule plus depuis plusieurs minutes, il est encore nécessaire d'évacuer sa chaleur. Par ailleurs, les opérations de mise en sommeil (hibernation) puis de réveil (resumption) d'une machine sont voraces en énergie : avant de s'endormir, la machine doit procéder à de multiples sauvegardes et, avant de s'éveiller, à de nombreuses restaurations ; d'où, durant ces phases, un rythe d'activité supérieur à la moyenne et, par conséquent, une sur-consommation.

- La tendance étant à la simplification des terminaux, ce sont les réseaux qui deviennent à présent le facteur le plus critique en matière de consommation énergétique. D'où l'idée de tenir compte des flux énergétiques dans les algorithmes de routage, ou encore celle de déplacer la charge de travail vers les endroits où la demande d'énergie est la moins tendue.

- Interrogés en conclusion sur une perspective réaliste d'évolution de la consommmation énergétique des TIC, nos deux rapporteurs ont formulé une réponse me semble-t-il crédible, à défaut d'être enthousiasmante : selon eux, les gains d'efficacité du green IT ne seront certainement pas suffisants pour endiguer le tsunami "Big Data" : la pente du profil de consommation restera donc strictement positive et vraisemblablement augmentera...


Energie & changements climatiques

 

Energie & changements climatiques

Le nouveau site de Cédric Philibert

Financer la transition énergétique


Comment financer la transition énergétique?

En ces temps où le pire mot de cinq lettres semble être le mot « dette », disons-le avec force : il est normal, légitime et sain de financer largement la transition énergétique en s’endettant. Pourquoi? Parce … Continue reading

 

 

 


Non, l'Etat n'est pas exemplaire !

IvryEntreeVelo (Copier).JPGUn nouveau bâtiment tout ce qu’il y a de plus « HQE », un ministère qui déménage, des architectes célèbres …


Cette note est suivie des textes réglementaires s'appliquant au stationnement dans les immeubles de bureaux.


Des opérations nouvelles à la pelle
Les administrations parisiennes quittent progressivement les arrondissements centraux de la capitale. Une partie du ministère des Affaires étrangères a ainsi pris la place de l’Imprimerie nationale dans le XV° arrondissement. Le ministère des Armées construit un peu plus loin, son « Pentagone »…

Suivant le mouvement, environ 1 300 agents du ministère des Finances rejoindront prochainement  Ivry-sur-Seine, à proximité de la porte de Choisy, dans un nouvel immeuble d'une surface hors oeuvre nette (SHON) de 32 280m2.

Cet immeuble prestigieux, conçu par Paul Chemetov et Laurent Boudrillet, est labellisé HQE (Haute Qualité Environnementale) et THPE 2005 (Très Haute Performance Énergétique) par le CERTIVÉA, organisme certificateur. Son coût s'élève à 120 millions d'euros.

 

Des facilités de déplacement particulièrement abondantesIvry-Velib (Copier).JPG
Plusieurs lignes de transport en commun passent à proximité. Sont aussi prévues 407 places de stationnement (???) en libre service dans les sous-sols du bâtiment pour les agents, plus 100 places supplémentaires en cours de réservation dans un autre parc souterrain voisin. Une station Vélib' est en cours d'installation devant l'immeuble.


et juste un petit oubli !
Le projet initial ne prévoyait pas de garage à vélos pour les employés. Ben voyons. Son coût aurait pourtant été faible par rapport à l'investissement total et il aurait été facile de le prévoir dès la conception.

Ivry-LocalVelo2 (Copier).JPGSuite à la demande de plusieurs agents devant travailler dans cet immeuble, un petit local sécurisé de ... 35 m² situé au rez-de-chaussée a été réservé au stationnement des bicyclettes (photo). Deux râteliers, système qui voile les roues, abandonné aujourd’hui par toutes les collectivités, s'y font face et permettent d'attacher une vingtaine de vélos. Concrètement, le cycliste doit franchir deux portes successives, à déverrouiller avec une carte d’accès, ce qui n’est pas sans rappeler la difficulté d’accès au compartiment réservé aux bicyclettes dans les trains Corail.

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Notre-Dame de Paris n’est pourtant qu’à 5 km !
Le quartier est relativement accessible aux cyclistes, au moins côté Paris : l'immeuble est situé à 500 mètres du boulevard des Maréchaux et de ses pistes cyclables. Notre-Dame est à 5 km, soit 20 minutes. La situation est plus difficile à Ivry-sur-Seine en raison de l'étroitesse des rues mais aussi du manque de prise en compte de la bicyclette. Par exemple, aucun arceau permettant d'attacher sa bicyclette n'est visible à au moins un kilomètre à la ronde du bâtiment !

IvryAvVerdun (Copier).JPGIvry-PisteCyclable (Copier).JPG---------------------------------------------------------------------------------------------------

L'avenue de Verdun (photos), qui est le prolongement de l'avenue de Choisy et longe l'immeuble du ministère des Finances, est en complète restructuration, comme tout le quartier : deux voies routières à double file seront séparées par un double couloir de bus central bordé de terre-pleins larges de plus de 2 mètres. Et une piste cyclable semble être en construction sur le trottoir, ce qui n’est pas l’idéal pour les piétons, alors qu'il y aurait la place pour deux voies cyclables.

 

Inventeur du vélocipède, Ernest Michaux, qui fut inhumé en 1882 au Cimetière parisien d’Ivry qui est situé face à l'immeuble des Finances, se retournerait dans sa tombe s'il voyait cette situation !

De notre correspondante aux Finances

 

 ***


Stationnement futur des vélos dans les immeubles
(même rédactrice)

Le discours politique encourageant la pratique de la bicyclette en ville pour lutter contre la congestion et la pollution n'est donc toujours pas pris mis en oeuvre dans les projets de bureaux de l'État, lequel pourtant devrait montrer l'exemple.

Heureusement, la législation comblera cette lacune !

Décret n° 2011-873 du 25 juillet 2011, article 1
Les bâtiments neufs … à usage principal de bureaux sont équipés d'au moins un espace réservé au stationnement sécurisé des vélos. Les vélos sont les cycles et les cycles à pédalage assisté définis à l'article R. 311-1 du code de la route.
Cet espace réservé au stationnement des vélos doit comporter un système de fermeture sécurisé et des dispositifs fixes permettant de stabiliser et d'attacher les vélos par le cadre ou au moins par une roue [ce qui n’est pas le cas ici].

Arrêté du 20 février 2012
L’espace de stationnement doit être couvert et éclairé, se situer de préférence au rez-de-chaussée du bâtiment ou à défaut au premier sous-sol et accessible facilement depuis le point d’entrée du bâtiment. Pour les bâtiments à usage principal de bureaux, l’espace possède une superficie représentant 1,5 % de la surface de plancher. Cet espace peut être constitué de plusieurs emplacements. 

La « surface de plancher », nouveau terme officiel applicable en remplacement de SHOB et SHON, serait proche de la SHON.

-- Les 35 m² du local alloué aux cycles, s’ils sont une mesure positive, sont loin du 1,5 % de la SHON du bâtiment (32 280 m²) ! Il faudrait environ 500 m² !!!


Pour en savoir plus
>> Consulter le décret n° 2011-873 du 25 juillet 2011
>> Consulter l’arrêté du 20 février 2012 

Actualités du vélo mode de déplacement et de loisir, plutôt en France (http://isabelleetlevelo.20minutes-blogs.fr/)


vendredi, 27 janvier 2012

1ères rencontres nationales du vélo

Ce jeudi 26 janvier 2012 se sont tenues, à guichet fermé, les 1ères rencontres nationales du vélo. Toutes les composantes du vélo y étaient représentées, du sport au transport, du formateur à l’industriel, des associatifs aux élus (peu d’élus), de l’agence de voyage aux fonctionnaires, et même une brochette d’étrangers.

La journée, regroupant de très nombreux thèmes, a fait masse, et fut plutôt intéressante ; et, à condition de bien écouter, on y a aussi entendu plusieurs «annonces». Sans doute ce n’est qu’un début. Une quarantaine de participants étaient venus à vélo, mais il n’y a pas d’arceaux devant la salle de conférences de l’assemblée nationale. Rarement vu, les vélos pliants ont été refoulés !


Telle est l'amorce du compte-rendu de la première rencontre natoinale du vélo, sur le blog Isabelle et le vélo,  compte-rendu que vous trouverez à l'adresse suivante :

 

Faut-il instituer le rapport Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) pour les associations sportives ?

01 mai 2011 à 10h52 par Denis Cheminade
« L’association sportive c’est plus que du sport ». On a tous entendu, répété cette affirmation. Pourtant le sport n’est pas naturellement et spontanément vertueux. Cela demande énergie et organisation. Il faut aussi en rendre compte. Le Grenelle de l'Environnement a évoqué la question. Il est temps de compléter les rapports d’activités de nos associations par un rapport sur la RSE La suite en cliquant sur le lien ci-dessous


http://www.sport-21-durable.fr/blog/2011/05/01/le-rapport-rse-des-associations-sportives.html


 

Le whisky donne de l’énergie aux Ecossais

Et si le whisky permettait aussi de se réchauffer au sens premier du terme ? Bien sûr il ne s’agit pas là de noyer l’hiver dans la boisson mais bien de trouver une nouvelle utilisation pour les déchets des distilleries du nord de la Grande-Bretagne. La suite en cliquant sur le lien ci-dessous


http://www.zegreenweb.com/sinformer/energie/le-whisky-donne-de-l%e2%80%99energie-aux-ecossais,25116


LEXPRESS.fr

Energie solaire: "Mensonges et reculs de Matignon et Bercy"

Par Franck Laval, publié le 10/01/2011 à 16:14

 

Après le plombier polonais, on voudrait nous faire croire à l'invasion du méchant panneau chinois pour justifier le moratoire qui coupe les vivres à la filière photovoltaïque. La chronique de Franck Laval, d'Ecologie sans frontière.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/energie-solaire-mensonges-et-reculs-de-matignon-et-bercy_951180.html



Commission Européenne : la feuille de route des EMR pour la période 2010-2050


BRUXELLES - (Belgique - Union Européenne) - 14/06/2010- 3B Conseils - C'est sous le titre d'Oceans of Energy qu'a été publiée la feuille de route européenne de 34 pages concernant des énergies marines pour la période 2010-2050. Cette initiative revient à l'EU-OEA (European Ocean Energy Association) et à la Direction Générale de l'Energie de la Commission Européenne (DG ENER). On peut télécharger cet intéressant document ICI. En exergue à ce document, une remarque faite dès 2000 par le Marine Foresight Panel du gouvernement Britannique, remarque que j'ai citée à maintes reprises dans ce blog et ailleurs : " Si seulement 0,1% de l'énergie renouvelable disponible dans les océans pouvait être convertie en électricité, cela suffirait à satisfaire plus de cinq fois la demande du monde tel que nous le connaissons aujourd'hui ".
La feuille de route elle-même présente une série d'étapes à suivre par les pays européens pour leur permettre d'exploiter leur énorme potentiel énergétique marin de façon à atteindre 3,6 GW de capacité installée d'ici 2020 et 188 GW en 2050 tout en créant, au passage, plusieurs centaines de milliers d'emplois (plus de 400 000 selon le document). Le rapport cite aussi le chiffre de 645TWh d'électricité tirés en 2050 des énergies de la mer ce qui équivaut (comparaison du rapport) à la production de 100 centrales nucléaires. La commission prend acte des efforts déployés par certains gouvernements européens pour avoir consacré de fortes incitations financières aux nouvelles technologies marines, et recommande de continuer les efforts tout en développant fortement, dans les années qui viennent, les démonstrateurs et prototypes pour atteindre les 40MW. Des passerelles et des coopérations industrielles devront être trouvées entre l'industrie de l'éolien en mer, les industries pétrolières et gazières et les nouvelles énergies marines renouvelables. De même, les réseaux de transport et de distribution d'électricité devront s'adapter à la distribution de cette nouvelle production.
On peut retenir aussi, de la lecture de la feuille de route, que la Commission appelle de ses vœux la structuration rapide d'une industrie forte dans le domaine des énergies marines à l'échelon européen de façon à atteindre des volumes significatifs entre 2020 et 2050. En matière de potentiel et d'objectifs à atteindre d'ici 2020, on constate que la France avec 0,8 GW prévus arrive en seconde position (loin) derrière le Royaume-Uni avec 2,0 GW mais devant l'Espagne (0,6 GW), l'Irlande (0,5 GW), le Danemark (0,5 GW) et le Portugal (0,3GW)(cf. carte en tête d'article). Ces chiffres me laissent un peu songeur mais acceptons en l'augure ! Je note aussi que sont absents de la carte de ces objectifs chiffrés d'importants pays de l'Union à potentiels maritimes tels que la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, l'Italie ou la Grèce. Quant aux technologies développées, il ne fait pas de doute que ce sont les technologies testées à l'EMEC qui ont la faveur des rapporteurs et, en priorité, les technologies britanniques déjà opérationnelles comme les hydroliennes SEAGEN de MCT, soutenues par EDF et ESB International, et l'absorbeur de vagues OYSTER. J'ai été pour ma part (agréablement) surpris de constater la bonne place accordée au prototype de la centrale osmotique Statkraft et (désagréablement) surpris de constater la discrétion du rapport en matière de ressources et d'objectifs pour l'Energie Thermique des Mers. La feuille de route en arrive à recommander clairement " une élimination aussi rapide que possible des barrières existant actuellement au développement du réel potentiel des énergies marines." Voilà une profession de foi qui fera plaisir aux acteurs du secteur dont certains ont pu avoir à plusieurs reprises le sentiment du contraire. Cette profession de foi s'accompagne d'une invitation faite à certains pays membres à développer un secteur de Recherche et Développement plus européen en établissant des synergies entre les R&D indépendantes jusque-là et le document de citer le Royaume-Uni, l'Irlande, le Danemark, la Suède, l'Espagne, le Portugal et l'Allemagne. La feuille de route rappelle que les technologies de transformation des énergie marines ont " été pensées pour avoir un impact négligeable sur l'environnement. Toutefois, elles peuvent avoir un impact sur la pêche et la navigation " et qu'il est probable à ce titre qu'il faille songer dans le futur à " créer des zones restrictives autour des installations exploitant les énergies des océans".
La feuille de route conclut sur l'idée qu'une initiative industrielle européenne ne peut réussir qu'en parvenant à réunir " une masse critique suffisante de fonds privés et publics pour atteindre le stade de phase commerciale pleinement opérationnelle." Il est vital pour l'industrie européenne d'atteindre ce stade dans le temps imparti. En page 31 du document, j'invite le lecteur à consulter en détail le tableau synoptique explicite concernant les quatre points du développement des énergies marines sur 2010-2020 :
1. Dispositifs d'énergie des océans et installations génératrices
2. Soutien financier, infrastructure et sites d'essais
3. Intégration au réseau de distribution électrique
4. Activation du déploiement des énergies marines
(cf. photo à agrandir ou page 31 du pdf téléchargeable ICI).
Enfin, en termes de coûts, la feuille de route établit les prévisions budgétaires suivantes :
- Concernant l'installation d'au-moins 240 MW de capacité à partir des EMR : 2000 millions d'euros dont 700 apportés par la Commission Européenne.
- Concernant le développement, l'exploitation et le soutien des sites d'essais de technologies ERM : 300 millions d'euros dont 150 apportés par la Commission Européenne
- Concernant l'intégration au réseau et les mécanismes de soutien au rachat : 250 millions d'euros dont 100 apportés par l'UE
- Concernant la R & D : 100 millions d'euros dont 50 apportés par la Commission Européenne.
Soit un total de 2600 millions d'euros dont 1000 serait apportés par la Commission Européenne

Article : Francis ROUSSEAU

A LIRE AUSSI AUTOUR DE CE SUJET :
1. Économie et financement des énergies renouvelables marines (19 octobre 2009)
2. SEAGEN devient le premier récupérateur d'énergie marine commercialement accrédité en Europe (27 juillet 2009)
3. OYSTER 2 : de la seconde génération à la centrale houlomotrice (27 mai 2010)

Docs Sites liés : Photos : 1 Carte des prévisions © EOEA 2. Couverture feuille de route © EOEA 3. Tableau synoptique © EOEA


 

DCNS et les Energies Marines Renouvelables : en route vers une filière industrielle en France


BREST - (France - U. E.) - 21/05/2010 - 3B Conseils - Entreprise de haute technologie et d’envergure internationale, DCNS (partenaire de ce blog) appuie sa réussite sur des siècles de savoir-faire et un patrimoine d’une richesse exceptionnelle. Les origines du Groupe remontent à la création des premiers arsenaux par le Cardinal de Richelieu en 1631. Après avoir permis à la France de devenir une puissance maritime, ces arsenaux n’ont cessé de se développer et d’évoluer au fil des décennies, cultivant des savoir-faire, initiant nombre de révolutions technologiques jusqu’à devenir une entreprise de droit privé dynamique. DCNS est aujourd’hui un des leaders mondiaux de la conception, de la construction et de la maintenance des navires militaires. Désormais DCNS a décidé aussi de jouer un rôle significatif sur le marché des énergies marines renouvelables et d'en devenir un des acteurs majeurs sur la scène internationale. Ce marché n’en est qu’à ses débuts et pourtant beaucoup d'observateurs tablent déjà sur une expansion prochaine spectaculaire qui pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros par an.
Avec pour intention de renforcer ses investissements dans la recherche et le développement ainsi que dans la réalisation de démonstrateurs et de prototypes, DCNS a créé, à la fin de l'année 2009, un incubateur à Brest afin de développer ses activités dans le domaine des énergies renouvelables de la mer. Cette structure, installée dans la cité du Ponant à Brest, vise également à fédérer les compétences du Groupe et de ses partenaires. La création de cet incubateur s’inscrit dans la continuité des initiatives prises par le gouvernement français lors du Grenelle de la Mer. Pour Patrick Boissier, Président-directeur général de DCNS : " Il existe une grande proximité entre notre métier historique et les compétences nécessaires pour travailler dans ce nouveau domaine. Le Groupe est aujourd’hui le seul industriel français à maîtriser un panel de solutions aussi large dans le domaine des énergies marines renouvelables. La création à Brest de la plate-forme technologique Energies Marines annoncée en décembre 2009 par le Premier Ministre donne un nouvel élan à la filière. Du fait de son implantation géographique, des compétences qui y sont rassemblées et du support du Pôle de Compétitivité dans lequel DCNS est impliqué, Brest est le lieu naturel pour installer notre incubateur. " Pour Bernard Planchais, Directeur Général Délégué de DCNS : "Les énergies marines renouvelables sont une opportunité de développement pour DCNS. La technologie, les moyens industriels et les savoir-faire que nous maîtrisons nous permettent de couvrir le cycle complet de ces nouveaux systèmes de production d’énergie : conception, construction et entretien".
DCNS, via son incubateur, s’intéresse ainsi à toutes les énergies marines renouvelables et mène conjointement des études sur les éoliennes flottantes, les hydroliennes, l’énergie thermique des mers (ETM) et l’énergie des vagues. C'est ainsi que DCNS envisage de participer, avec des partenaires, au lancement de grands projets de démonstrateurs préfigurant des développements industriels importants dans les quatre domaines détaillés ci-après.


1. Le projet WINFLO (Wind turbine with INnovative design for Floating Lightweight Offshore), issu de la volonté commune d’industriels majeurs des secteurs naval, pétrolier et éolien (Nass&Wind, DCNS, SAIPEM, In Vivo, l’IFREMER - Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la MER et l’ENSIETA - Ecole Nationale Supérieure d'ingénieurs) de concevoir et développer une machine éolienne flottante. Il conduira à la fabrication d’un prototype en grandeur réelle, implanté au large de la Bretagne et raccordé au réseau électrique. Economiquement compétitif, ce dispositif d’éolienne est adapté à des fonds d’une profondeur supérieure à 50 mètres, éloignés de la côte et moins soumis aux conflits d’usage. Les enjeux du projet consistent à contribuer à terme à l’approvisionnement énergétique de la Bretagne par la création de parcs éoliens offshore flottants. La mise en production et la commercialisation de cette solution innovante pourrait déboucher sur la création de 5.000 emplois en France d’ici à 2020. Le démonstrateur en grandeur réelle de cette technologie, d’une puissance de l’ordre de 3 MW, sera testé dans le courant de l'année 2012 au large de la Bretagne et raccordé au réseau électrique. Les premières éoliennes flottantes françaises devraient ainsi être commercialisées à partir de 2015. Sur le sujet de l'éolien flottant en France, consulter en particulier notre article du 6 octobre 2009 et notre article du 22 octobre 2009.


2. L’énergie des courants, captée à l’aide de turbines sous-marines appelés « hydroliennes », bien connue de nos lecteurs et pour laquelle DCNS va lancer une étude de faisabilité portant sur la création en 2013 d’une centrale de 20 MW au Raz Blanchard situé au large de la presqu’île du Cotentin dans la Manche. DCNS compte aussi exploiter un autre gisement d'énergie des courants marins au large de la Bretagne : la passe de Fromveur, située entre l’archipel de Molène et l’île d’Ouessant, qui fait partie des endroits les plus propices d'Europe. L'hydrolienne française SABELLA D10 pourrait alors participer pour une part essentielle au fonctionnement de cette future centrale (cf. nos très nombreux articles sur cette technologie en faisant une recherche sur le moteur de recherche du blog à "SABELLA" ou à "Energie des courants" et/ou consulter en particulier notre article du 11 décembre 2009)


3. L’énergie thermique des mers qui utilise la différence de température entre l’eau de surface, chaude, et l’eau froide venant des profondeurs fournira à DCNS de quoi produire du courant électrique 24 heures sur 24, 365 jours par an. L’objectif de DCNS est de réaliser rapidement un démonstrateur afin de valider cette technologie particulièrement intéressante pour les zones tropicales. DCNS et la Région Réunion ont signé une première convention en avril 2009 pour étudier la faisabilité d'une première centrale d’énergie thermique des mers, puis une seconde en octobre 2009 afin d'étudier l'optimisation du système énergie qui sera intégré à la centrale (cf. notre article de juin 2009). Les principaux travaux concernent essentiellement la recherche de solutions fiables et rentables d’un tuyau d’aspiration d’eau de mer froide. Ceci constitue une difficulté majeure : concevoir, fabriquer, installer et exploiter pendant 30 ans un tuyau d’une longueur de 1000 mètres et d’un diamètre compris entre 5 et 10 mètres constitue un véritable défi technique. Cette convention doit également donner jour à un démonstrateur à terre (échelle réduite du système énergie). Ce dernier sera monté et qualifié dans le centre DCNS de Nantes-Indret. Il sera ensuite livré à l’Université de la Réunion (Saint-Pierre) qui mènera des travaux de recherche sur les procédés et composants mis en oeuvre dans l’énergie thermique des mers : cycles thermodynamiques, fluide caloporteur, turbines, échangeurs de chaleur… Par la suite, il servira d’outil pédagogique pour la formation des futurs techniciens de maintenance.
Une seconde convention aboutissant à une étude de faisabilité de centrale ETM a été signée avec la Polynésie française en février 2010 (cf. notre article du 15 mars 2010). Elle devra déterminer, quant à elle, la puissance de production électrique (entre 5 et 10 MW) d'une future centrale flottante polynésienne, son lieu d'installation (entre 5 et 10 km des côtes de Tahiti), au-dessus de fonds de 1300 mètres de profondeur et son éventuelle construction d'ici à 2015. Dans ce partenariat, DCNS avance ses compétences au niveau de l'intégration du système d'ancrage de la plate-forme off-shore où seront installées les unités de production énergétique.


4. L’énergie des vagues développée en partenariat avec EDF Energies Nouvelles, filiale du Groupe EDF, leader dans les énergies renouvelables. Ce partenariat est basé sur la technologie CETO développée par l'australien Carnegie Wave Energy ltd. depuis 1999 avec un premier prototype d'absorbeur de vagues offshore CETO 1 en 2003, un prototype de seconde génération CETO 2 en 2008-2009 (cf. notre article de février 2008) et depuis 2009 le développement commercial de CETO 3 (cf. notre article de décembre 2009). C'est actuellement le dispositif d'absorbeur de vagues offshore le plus opérationnel du marché. Son principe est de récupérer l’énergie de la houle à l’aide d’un flotteur immergé pour la transformer en énergie hydraulique puis électrique (cf. schéma). DCNS apporte son expertise technique pour optimiser cette technologie houlomotrice et l’adapter aux conditions spécifiques de la houle à La Réunion et peut-être dans d'autres DOM-COM. Aucune date de mise en service de cette technologie n'est cependant fournie par DCSN sur le site de La Réunion, mais certains experts internationaux estiment que DCNS voudra sans doute mettre en place un parc houlomoteur commercial avant 2020.

Dans les quatre filières EMR que j'ai citées dans cet article, la solidité financière de DCNS (3 milliards d'euros de chiffres d'affaires) et l'engagement concret du Groupe DCNS dans des énergies marines renouvelables aussi complexes que l'E.T.M. en font un interlocuteur désormais incontournable sur la scène internationale et sans doute un des meilleurs ambassadeurs des technologies marines renouvelables dans le monde. On ne peut que se féliciter que cette entreprise plusieurs fois centenaire ait su négocier juste à temps le virage industriel de l'avenir.

Article : Francis ROUSSEAU

 



LES QUARTIERS DURABLES

• La presse montre des réalisations plus ou moins innovantes de quartiers dits ‘durables’
• La Rue de l’Avenir s’interroge……monte un groupe de travail
• Pas de définition mais des référentiels
• Un phénomène de mode ?
• Une utilisation abusive du terme ?

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Mytilus edulis et... quelques autres adorent les éoliennes en mer


STOCKHOLM - (Suède - U.E.)  -  21/01/2010- 3B Conseils - Ce que l'on savait déjà de façon officieuse, c'est-à-dire le fait que l'implantation d'éoliennes en mer ne nuit pas à la vie marine et sous-marine, mais favorise son développement, vient de se voir confirmé par la première grande étude indépendante menée sur le sujet par l'Université de Stockholm  (capitale de la conscience environnementale planétaire !) au large des côtes européennes.  Dan Wilhelmsson, scientifique au Département de zoologie de l'Université de Stockholm, qui a mené cette étude, a pu prouver en effet que la vie est définitivement devenue plus abondante et diversifiée près des fondations des éoliennes en mer, les  fondations éoliennes offshore constituant des habitats pour les poissons de toutes sortes, mais aussi pour les  crabes, moules, homards et plantes sous-marines. Il ressort aussi de l'étude de Wilhelmsson que la densité de poissons est plus élévée à proximité des éoliennes et diminue nettement à mesure que l'on s'éloigne des turbines  et ce, malgré un fond marin naturel riche en rochers et en algues. Ce phénomène peut être attribué à plusieurs raisons dont la première semble bien être l'absence de navigation maritime et de pêche aux abords immédiats des éoliennes.

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Zumablog : Le Blog de l'Immobilier Durable The Sustainable Real Estate Blog

CERTIFICATIONS ENVIRONNEMENTALES

Les pouvoirs publics supranationaux (Union Européenne, ONU) et les investisseurs internationaux (voir par exemple l’interview dans ce blog d’AXA Real Estate Investment Managers) ne peuvent que constater la grande hétérogénéité des démarches, des cibles visées, des performances exigées, des systèmes de notation. Dans le quartier de la Défense à Paris, pour répondre aux attentes des différents types d’investisseurs, certains immeubles sont obligés d’être certifiés à la fois HQE, LEED et BREEAM !

Après un parcours où chacun a fait cavalier seul, un rapprochement est enfin en train de se produire entre les principaux certificateurs. Ce rapprochement est issu d’un triple mouvement.

La première initiative fut une invitation, par l’Etablissement public du quartier de la Défense, du CSTB (dont la filiale Certivea assure en France la certification « NF Bâtiments Tertiaires Démarche HQE® ») et du BRE, responsable de la certification britannique BREEAM.

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le monde

 

 

Eloge de la métamorphose, par Edgar Morin

 

Quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, il se dégrade, se désintègre ou alors il est capable de susciter un meta-système à même de traiter ses problèmes : il se métamorphose. Le système Terre est incapable de s'organiser pour traiter ses problèmes vitaux : périls nucléaires qui s'aggravent avec la dissémination et peut-être la privatisation de l'arme atomique ; dégradation de la biosphère ; économie mondiale sans vraie régulation ; retour des famines ; conflits ethno-politico-religieux tendant à se développer en guerres de civilisation.
L'amplification et l'accélération de tous ces processus peuvent être considérées comme le déchaînement d'un formidable feed-back négatif, processus par lequel se désintègre irrémédiablement un système.

Le probable est la désintégration. L'improbable mais possible est la métamorphose. Qu'est-ce qu'une métamorphose ? Nous en voyons d'innombrables exemples dans le règne animal. La chenille qui s'enferme dans une chrysalide commence alors un processus à la fois d'autodestruction et d'autoreconstruction, selon une organisation et une forme de papillon, autre que la chenille, tout en demeurant le même. La naissance de la vie peut être conçue comme la métamorphose d'une organisation physico-chimique, qui, arrivée à un point de saturation, a créé la méta-organisation vivante, laquelle, tout en comportant les mêmes constituants physico-chimiques, a produit des qualités nouvelles.

Le probable est la désintégration. L'improbable mais possible est la métamorphose. Qu'est-ce qu'une métamorphose ? Nous en voyons d'innombrables exemples dans le règne animal. La chenille qui s'enferme dans une chrysalide commence alors un processus à la fois d'autodestruction et d'autoreconstruction, selon une organisation et une forme de papillon, autre que la chenille, tout en demeurant le même. La naissance de la vie peut être conçue comme la métamorphose d'une organisation physico-chimique, qui, arrivée à un point de saturation, a créé la méta-organisation vivante, laquelle, tout en comportant les mêmes constituants physico-chimiques, a produit des qualités nouvelles.

La formation des sociétés historiques, au Moyen-Orient, en Inde, en Chine, au Mexique, au Pérou constitue une métamorphose à partir d'un agrégat de sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs, qui a produit les villes, l'Etat, les classes sociales, la spécialisation du travail, les grandes religions, l'architecture, les arts, la littérature, la philosophie. Et cela aussi pour le pire : la guerre, l'esclavage. A partir du XXIe siècle se pose le problème de la métamorphose des sociétés historiques en une société-monde d'un type nouveau, qui engloberait les Etats-nations sans les supprimer. Car la poursuite de l'histoire, c'est-à-dire des guerres, par des Etats disposant des armes d'anéantissement, conduit à la quasi-destruction de l'humanité. Alors que, pour Fukuyama, les capacités créatrices de l'évolution humaine sont épuisées avec la démocratie représentative et l'économie libérale, nous devons penser qu'au contraire c'est l'histoire qui est épuisée et non les capacités créatrices de l'humanité.

L'idée de métamorphose, plus riche que l'idée de révolution, en garde la radicalité transformatrice, mais la lie à la conservation (de la vie, de l'héritage des cultures). Pour aller vers la métamorphose, comment changer de voie ? Mais s'il semble possible d'en corriger certains maux, il est impossible de même freiner le déferlement techno-scientifico-économico-civilisationnel qui conduit la planète aux désastres. Et pourtant l'Histoire humaine a souvent changé de voie. Tout commence, toujours, par une innovation, un nouveau message déviant, marginal, modeste, souvent invisible aux contemporains. Ainsi ont commencé les grandes religions : bouddhisme, christianisme, islam. Le capitalisme se développa en parasite des sociétés féodales pour finalement prendre son essor et, avec l'aide des royautés, les désintégrer.

La science moderne s'est formée à partir de quelques esprits déviants dispersés, Galilée, Bacon, Descartes, puis créa ses réseaux et ses associations, s'introduisit dans les universités au XIXe siècle, puis au XXe siècle dans les économies et les Etats pour devenir l'un des quatre puissants moteurs du vaisseau spatial Terre. Le socialisme est né dans quelques esprits autodidactes et marginalisés au XIXe siècle pour devenir une formidable force historique au XXe. Aujourd'hui, tout est à repenser. Tout est à recommencer.

Tout en fait a recommencé, mais sans qu'on le sache. Nous en sommes au stade de commencements, modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Car il existe déjà, sur tous les continents, un bouillonnement créatif, une multitude d'initiatives locales, dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique, ou de la réforme de vie.

Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n'en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s'agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier, et de les conjuguer en une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la voie nouvelle, laquelle nous mènerait vers l'encore invisible et inconcevable métamorphose. Pour élaborer les voies qui se rejoindront dans la Voie, il nous faut nous dégager d'alternatives bornées, auxquelles nous contraint le monde de connaissance et de pensée hégémoniques. Ainsi il faut à la fois mondialiser et démondialiser, croître et décroître, développer et envelopper.

L'orientation mondialisation/démon-dialisation signifie que, s'il faut multiplier les processus de communication et de planétarisation culturelles, s'il faut que se constitue une conscience de "Terre-patrie", il faut aussi promouvoir, de façon démondialisante, l'alimentation de proximité, les artisanats de proximité, les commerces de proximité, le maraîchage périurbain, les communautés locales et régionales.

L'orientation "croissance/décroissan-ce" signifie qu'il faut faire croître les services, les énergies vertes, les transports publics, l'économie plurielle dont l'économie sociale et solidaire, les aménagements d'humanisation des mégapoles, les agricultures et élevages fermiers et biologiques, mais décroître les intoxications consommationnistes, la nourriture industrialisée, la production d'objets jetables et non réparables, le trafic automobile, le trafic camion (au profit du ferroutage).

L'orientation développement/envelop-pement signifie que l'objectif n'est plus fondamentalement le développement des biens matériels, de l'efficacité, de la rentabilité, du calculable, il est aussi le retour de chacun sur ses besoins intérieurs, le grand retour à la vie intérieure et au primat de la compréhension d'autrui, de l'amour et de l'amitié.

Il ne suffit plus de dénoncer. Il nous faut maintenant énoncer. Il ne suffit pas de rappeler l'urgence. Il faut savoir aussi commencer par définir les voies qui conduiraient à la Voie. Ce à quoi nous essayons de contribuer. Quelles sont les raisons d'espérer ? Nous pouvons formuler cinq principes d'espérance.

1. Le surgissement de l'improbable. Ainsi la résistance victorieuse par deux fois de la petite Athènes à la formidable puissance perse, cinq siècles avant notre ère, fut hautement improbable et permit la naissance de la démocratie et celle de la philosophie. De même fut inattendue la congélation de l'offensive allemande devant Moscou en automne 1941, puis improbable la contre-offensive victorieuse de Joukov commencée le 5 décembre, et suivie le 8 décembre par l'attaque de Pearl Harbor qui fit entrer les Etats-Unis dans la guerre mondiale.

2. Les vertus génératrices/créatrices inhérentes à l'humanité. De même qu'il existe dans tout organisme humain adulte des cellules souches dotées des aptitudes polyvalentes (totipotentes) propres aux cellules embryonnaires, mais inactivées, de même il existe en tout être humain, en toute société humaine des vertus régénératrices, génératrices, créatrices à l'état dormant ou inhibé.

3. Les vertus de la crise. En même temps que des forces régressives ou désintégratrices, les forces génératrices créatrices s'éveillent dans la crise planétaire de l'humanité.

4. Ce à quoi se combinent les vertus du péril : "Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve." La chance suprême est inséparable du risque suprême.

5. L'aspiration multimillénaire de l'humanité à l'harmonie (paradis, puis utopies, puis idéologies libertaire /socialiste/communiste, puis aspirations et révoltes juvéniles des années 1960). Cette aspiration renaît dans le grouillement des initiatives multiples et dispersées qui pourront nourrir les voies réformatrices, vouées à se rejoindre dans la voie nouvelle.

L'espérance était morte. Les vieilles générations sont désabusées des faux espoirs. Les jeunes générations se désolent qu'il n'y ait plus de cause comme celle de notre résistance durant la seconde guerre mondiale. Mais notre cause portait en elle-même son contraire. Comme disait Vassili Grossman de Stalingrad, la plus grande victoire de l'humanité était en même temps sa plus grande défaite, puisque le totalitarisme stalinien en sortait vainqueur. La victoire des démocraties rétablissait du même coup leur colonialisme. Aujourd'hui, la cause est sans équivoque, sublime : il s'agit de sauver l'humanité.

L'espérance vraie sait qu'elle n'est pas certitude. C'est l'espérance non pas au meilleur des mondes, mais en un monde meilleur. L'origine est devant nous, disait Heidegger. La métamorphose serait effectivement une nouvelle origine.


 

le monde

Kafo Jiginew, la microfinance au service des agriculteurs

« Ce sont les poules de Kafo », dit en montrant le poulailler du doigt Rosalie Somboro, la cogérante de la ferme Fermoeufs Sidibé, à Bamako dans le quartier de Titi Bugu. L’an dernier, l’entreprise avicole a emprunté 35 millions de Francs CFA ( 53 000 euros) à ‘organisme de micro-finance Kafo Jiginew, pour le rachat de poules et la rénovation du bâti. Aujourd’hui, l’entreprise qui élève 15000 volailles se porte bien, et emploie 15 personnes.

Kafo Jiginew, c’est une « success story », parti de peu de choses et qui aujourd’hui possède un siège flambant neuf dans le nouveau quartier d’affaires de Bamako, ACI 2000. « Kafo » est créée en 1987 par la fondation du Crédit Coopératif. « Ils se sont rendus compte que l’argent du coton était thésaurisé - gardé sous le canapé, dans des cornes de bœuf ou dans des trous. L’argent était attaqué par les termites et jamais réinvesti dans le circuit formel », explique Alou Sidibé, le directeur général.

 

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1001 plantes

Depuis 4 ans, l'association Mille et une Plantes ( à CREST dans la Drôme) organise des stages, des sorties et des cours autour de la botanique (initiation et perfectionnement en botanique et en phyto-aromathérapie) pour les particuliers dans toute la France et en Europe ( Craotie, Corse)

Dans le cadre de nos actions, nous proposons également, des formations pour les professionnels de structures qui oeuvrent à la sauvegarde et à l’éducation à  l’environnement (Parcs, paysagistes, conservatoires botaniques,…) et des interventions ponctuelles pour le grand public (Journées du Patrimoine ou toutes manifestations de sensibilisation à la nature)

Pour connaitre nos actions, nous vous invitons à rejoindre nos botanistes professionnels et passionnés dans l’une de nos actions  s’adressant aux particuliers, nous vous invitons à visitez notre site pour toutes les dates 2010. Ne tardez pas à vous inscrire, les places sont limitées.

www.mille-et-une-plantes.webou.net

 


naturapolis

NATUROPOLIS, l'annuaire du bio, du développement durable et de l’équitable … mais bien plus encore !

Avec plus de 16000 références, NATUROPOLIS est aujourd’hui l'annuaire incontournable pour trouver une adresse ou des coordonnées que ce soit dans le domaine du bio, du durable ou de l’équitable. Toutes les activités y sont présentes : artisans, producteurs, commerces, entreprises, associations, salons, évènements … y compris les blogs.

Mis en ligne depuis avril 2009, cet annuaire est désormais un des plus exhaustif  du web. Il est le seul à proposer des résultats aussi complets avec, outre les traditionnels adresse web et descriptif d'activité, le nom du responsable, l’adresse postale, le ou les numéro(s) de téléphone, le fax et l'adresse mél.

 

En complément à l’annuaire, NATUROPOLIS vous propose au travers de ses 4 univers (bio, durable, équitable, vie pratique) de l’information avec l’ambition d’être à la portée de tous et d’assurer ainsi une mission éducative.

De ce fait, un partenariat a été mis en place avec le jardin botanique de Lyon et avec l’entreprise Sainbiose pour la mise en ligne de chroniques pédagogiques concernant respectivement le jardin et l’habitat.

 

Enfin, les visiteurs internautes sont invités à collaborer au site en envoyant leur contribution sur un thème, en réagissant aux articles publiés en page d’accueil, ou en signalant une adresse qui ne serait pas encore référencée dans l'annuaire.

 

Je vous donne rendez-vous sur le site : http://www.naturopolis.fr/

Bonne visite


Systèmes Solaires

Du vent et de l’électricité dans les voiles


systemes solaires
Illustration : Franck Guihard

Une équipe d’élèves ingénieurs de l’École centrale de Lille se lance dans la conception d’un prototype destiné à produire de l’électricité grâce à une voile de kitesurf. Le principe : utiliser la force de traction de la voile pour entraîner un axe en rotation puis convertir cette énergie mécanique en énergie électrique grâce à un alternateur. La difficulté réside dans le pilotage de la voile qui doit être automatisé. Les élèves espèrent atteindre une puissance de 100 W pour le prototype, et estiment qu’1 kW pourrait être obtenu avec une voile de 4 m2. Pour financer son projet, l’équipe recherche des partenaires.

www.ec-lille.fr
www.energies-renouvelables.org


gamba


Un bâtiment à énergies positives

Pour satisfaire les objectifs de diminution des gaz à effet de serre et de préservation des ressources naturelles non renouvelables qui s'imposent aujourd'hui, le Groupe GAMBA acoustique a décidé de s'engager dans la construction d'un bâtiment à énergie positive, c'est-à-dire qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme.

Mais alors que les autres Maîtres d'ouvrage ne comptabilisent que l'énergie " consommée par le bâtiment " (chauffage, ventilation, éclairage, rafraîchissement), le Groupe GAMBA Acoustique a décidé de couvrir aussi la consommation du " process " (ordinateurs, photocopieurs standard téléphonique, etc).

C'est un objectif très ambitieux, souligne Gilles FAURE, car dit-il, la consommation engendrée par l'activité est nettement supérieure à celle du bâtiment ... mais à quoi servirait un bâtiment économe si l'activité ne l'est pas !

Avec cette approche, précise René GAMBA, nous visons un objectif global qui nous force à réfléchir à tous les postes. Notre réflexion dépasse le projet de bâtiment, et nous amène à nous interroger par exemple sur notre organisation, et sur nos déplacements, et en final c'est la conception même du bâtiment qui s'en trouve impactée : il faut prévoir le garage à vélo, les douches, la salle à manger, qui sans cette approche auraient été oubliés ou sous dimensionnés.

Cependant, pour Suzanne DEOUX, cet objectif d'efficacité énergétique ne peut pas avoir pour conséquence de dégrader la qualité d'usage du bâtiment, ni la santé des occupants. Pour un bâtiment de bureau, les cibles de confort acoustique, confort visuel et la qualité de l'air intérieur, en particulier, apparaissent comme prioritaires, à côté de la cible énergie.

Equipe maîtrise d'oeuvre :
Architecture : VIGNEU ZILIO sarl
Fluides & Thermique : Technisphère
Structures : Terrell Maurette Associés
Acoustique : Gamba Acoustique Architecturale & Urbaine

Participants au projet :
Etude de sol : BET FUGRO GEOTECHNIQUE
Bureau de contrôle : Bureau Veritas
Coordonnateur S.P.S : AEF Ingénierie
Consultant bilan carbone : Apygec
Consultant biodiversité : CABINET ECTARE
Consultant stratégie Santé & Bâti : MEDIECO Suzanne Déoux
Consultant évaluation Développement Durable : JEAN HETZEL

Voir le dossier de presse







Croissante verte : les PME françaises à l'affût
ECONOMIE - Actu-Environnement.com - 14/12/2009 

Dans un contexte économique morose, la croissance verte promet de nouveaux développements aux éco-industries. En attendant des retombées sur le marché français, les PME visent l'international. Exemple avec le secteur de l'instrumentation-métrologie.

Une étude, réalisée en juin 2009 par le cabinet international de conseil en stratégie, Boston Consulting Group (BCG) à la demande du ministère du Développement durable a estimé que les mesures mises en œuvre dans les 15 grands programmes du Grenelle généreront 450 milliards d'euros d'activité économique d'ici 2020 tout en créant plus de 600.000 emplois. Développement de la voiture électrique, structuration d'une filière biomasse-énergie, éolien offshore, capture et stockage du carbone, plusieurs filières ont été identifiées comme étant les points clefs d'une ''croissance verte''.
Plus récemment, le Commissariat Général au développement durable (CGDD) a analysé en détail les forces et les faiblesses de 17 éco-technologies et a proposé pour chacune, des objectifs de développement à moyen et long terme. ''Toutes ces filières ont besoin d'une feuille de route stratégique claire, d'un investissement public massif dans la R&D et dans la mise en place d'infrastructures ainsi que d'un soutien fort destiné aux PME innovantes afin d'en faire les futurs leaders du marché'', note le rapport.


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le moniteur
Inauguration du premier bâtiment tertiaire français à énergie positive (activité comprise)
Mardi 15 décembre, le bureau d'études Gamba Acoustique a inauguré son nouveau siège social à Labège, près de Toulouse. Conçu par l'architecte Philippe Vigneu, ce bâtiment tertiaire à énergie positive baptisé "6nergie" prend en compte les consommations dues à l'activité des utilisateurs. Une première.

"Ce projet résulte d'un constat simple explique l'acousticien René, ici dans le rôle du maître d'ouvrage. Pour nous, construire ne se limite pas à comptabiliser de façon conventionnelle l'énergie consommée par l'enveloppe et les équipements d'un bâtiment, mais aussi par celle liée aux utilisateurs". "Il est nécessaire de prendre en compte l'électricité utilisée par les ordinateurs, les téléphones et autres équipements de bureautique qui, sans précautions, représenteraient plus du double de celle du bâtiment" explique-t-il.
Gamba Acoustique a donc mené une réflexion globale pour trouver le juste équilibre entre construction et équipements.
"Le travail a débuté très en amont du projet, avant même d'avoir choisi le terrain" se souvient l'architecte Philippe Vigneu. Une importante phase de concertation a eu lieu avec toutes les personnes concernées et en premier lieu, les utilisateurs. "Tous les aspects ont été abordés et ça a souvent débouché sur des solutions concrètes comme l'installation de deux douches pour ceux qui se rendent au travail à vélo" explique René Gamba.

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le moniteur

Pointe électrique en France : "l'absurde conjugaison du nucléaire et du chauffage électrique"
Négawatt | 08/12/2009 | 10:55 | Eau & énergie


graphe


L'association négaWatt, militant pour une démarche soutenable de sobriété énergétique, d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, donne son avis sur les pointes de consommation électrique.
Les records successifs de puissance de pointe électrique appelée sont devenus autant d'alertes sur une possible panne du système électrique en cas de vague de froid. Cette situation révèle les limites d'un choix structurel absurde dès l'origine, unique au monde : le développement simultané du « tout nucléaire » et du chauffage électrique.
Celui-ci représente en effet l'essentiel de la variation de consommation et de puissance enregistrée dans le système électrique français, structurant et dimensionnant l'ensemble des infrastructures de réseau et de production. Ainsi, lors du record de consommation du 7 janvier 2009, plus d'un tiers de la puissance appelée était due au seul chauffage électrique. Le développement continu de ce mode de chauffage amplifie le phénomène.
Ainsi les besoins de puissance pour quelques jours ou quelques semaines augmentent en moyenne de l'équivalent d'un réacteur EPR par an ! En période de froid, une baisse de température de 1°C engendre une consommation supplémentaire équivalente à celle de la ville de Paris...
Tout le monde ou presque y perd : la sécurité énergétique bien sûr, mais aussi l'environnement du fait notamment des émissions accrues de gaz à effet de serre, la collectivité qui finance le surdimensionnement des infrastructures, les consommateurs qui paient au prix fort cette électricité de pointe, les contribuables qui couvrent le coût social de la précarité associée, et même les producteurs, à commencer par EDF.
Les gagnants sont beaucoup plus rares : traders d'électricité, fabricants de convecteurs électriques, promoteurs et constructeurs de logements, pays producteurs de gaz et de pétrole. Mais ils ont une grande influence. Les pouvoirs publics n'actionnent aucun des leviers à leur disposition pour infléchir la tendance, quand ils ne choisissent pas délibérément de la renforcer.

Les solutions tarifaires, réglementaires et fiscales existent

Ce zéro pointé du système électrique est tout sauf une fatalité. Un choix simple s'offre à nous :

  • la fuite en avant vers toujours plus de capacités de production et d'acheminement d'une électricité de plus en plus ruineuse et polluante, au profit de quelques-uns et au détriment de tous les autres. C'est cette orientation habillée sous le terme politiquement correct de « gestion de la pointe » qui nous est aujourd'hui proposée et nous sera imposée si nous ne réagissons pas;
  • l'application effective des principes de bon sens énoncés tout au long du Grenelle de l'environnement et inscrits en première ligne pour Copenhague, donnant la priorité à la réduction des consommations d'énergie par des actions de sobriété et d'efficacité et au développement des énergies renouvelables. Fondée sur un objectif de réduction, voire d'élimination de la pointe, elle doit nous conduire à prendre des mesures réglementaires, fiscales, économiques et sociales cohérentes et efficaces.


L'absurde conjugaison du nucléaire et du chauffage électrique - un parc de production le plus inadapté aux modulations avec un usage le plus générateur de variations - approche aujourd'hui de son point de rupture. Il sera d'autant plus violent que l'on cherchera par tous les moyens à le repousser dans le temps.

Pour négaWatt, les causes des redoutables problèmes que pose et surtout que révèle l'augmentation spectaculaire de la pointe électrique sont connues. Les solutions tarifaires, réglementaires et fiscales existent pour peu qu'on veuille s'attaquer au problème. Elles doivent être mises en oeuvre sans tarder pour qu'on ne puisse plus dire demain : avec la pointe, c'est tout le monde qui casque !

 


cibd

Une carte d’Europe de l’exposition au bruit

cartes_bruit_europeL'Agence européenne de l'environnement a publié des cartes d'exposition au bruit issues de la démarche de cartographie menée à l’échelon européen dans les Etats membres de l’Agence.

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Sommet de Copenhague : Négociations sur le Changement Climatique

Commission Développement Durable des Conseillers du Commerce Exterieur de la France
Paris le 26/11/09


Les négociations internationales qui se dérouleront à Copenhague du 7 au 18 Décembre 2009 représentent un enjeu capital non seulement pour le changement climatique mais aussi pour la croissance économique et les échanges commerciaux et par voie de conséquence pour le développement international des entreprises françaises qui disposent d’atouts importants dans le domaine des équipements et technologies vertes.

Plutôt que de se focaliser sur le coût (évalué entre 100 et 400 milliards par an) à supporter par la communauté internationale et à répartir entre les Etats, les participants doivent prendre la mesure des retombées positives en termes de croissance de l’activité « verte », évaluée d’ ores et déjà à 500 milliards de dollars par an et pouvant atteindre 2000 milliards de dollars par an en 2020.

Dans la grande compétition internationale qui s’annonce dans ce secteur, la France doit aussi maintenir et améliorer ses positions en matière de recherche et développement dans les filières les plus prometteuses, favoriser l’émergence de nouveaux acteurs  pour « porter » ces nouvelles technologies et devenir un pôle d’attraction dans la « finance carbone ». A cette condition, les négociations de Copenhague, pour lesquelles nous pouvons être force de proposition, permettront à nos entreprises de sortir gagnantes en matière d’exportations et de développement international.

Hommes et femmes d’entreprises, choisis pour leur expérience à l’international, les Conseillers du commerce extérieur de la France sont nommés pour 3 ans par décret du Premier ministre sur proposition du ministre chargé du Commerce extérieur. Depuis 110 ans, ils mettent bénévolement leur expérience au service de la présence économique française dans le monde en informant et conseillant les pouvoirs publics, en accompagnant les PME et en favorisant le contact « école-entreprise ».

Pour plus d’informations (http://www.cnccef.org)

Contacts :

Mina GRESLEBIN                                             Mélanie BOSWELL

Chargée de mission                                          Relations Presse

01 53 83 92 96                                                    01.53.83.93.00

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Copenhague: que vaut la diplomatie climatique française ?

Commentaires  26 Novembre 2009 Par Jade Lindgaard

Le plan justice climat élaboré par Jean-Louis Borloo pour sortir de l'impasse actuelle des négociations s'intitule «un projet pour le monde». Mais le reste du monde s'intéresse-t-il à la proposition française?

 

C'est l'un des principaux enjeux du marathon diplomatique dans lequel se lancent, jeudi 26 novembre, le chef de l'Etat et son ministre de l'écologie. Nicolas Sarkozy assistera au sommet des pays de l'Amazonie à Manaus, à l'invitation du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, puis le lendemain au sommet des pays du Commonwealth réunis à Trinité-et-Tobago. Leur objectif sera de rallier autant de pays que possible à un accord «ambitieux» et contraignant à l'issue du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique qui se tiendra en décembre. Le même jour, Jean-Louis Borloo se rend en Chine pour une visite de 24 heures pour préparer la conférence de l'ONU sur le climat. Et le lendemain, s'ouvre le séminaire intergouvernemental franco-russe qui devrait lui aussi traiter d'objectifs de réduction de gaz carbonique.

Avec quelle efficacité? L'entourage de Jean-Louis Borloo assure que le projet justice climat a déjà été présenté à l'Ethiopie, au Bangladesh, au Laos, à l'Inde. Que Lula le soutient, et que l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan y serait aussi favorable. De fait, il a officieusement été présenté aux négociateurs internationaux la semaine passée à Copenhague, puis par le ministre français de l'écologie en début de semaine à ses homologues européens. Mais jusqu'à présent, aucune délégation étrangère n'a déclaré le reprendre à son compte. Et la déclaration commune Sarkozy-Lula du 14 novembre sur le climat est moins précise que le texte du plan français. A Manaus, moins de chefs d'Etat que prévu participeront au sommet des pays amazoniens: l'équatorien Rafael Correa, le bolivien Evo Moralès, le combien Alvaro Uribe et le vénézuélien Hugo Chavez se sont désistés.

Pire : dans une lettre envoyée à l'Elysée le 20 novembre, les associations membres du réseau action climat (Greenpeace, WWF, Amis de la terre, Oxfam, 4D...) s'étonnent que «la plupart des éléments de ce plan n'aient jamais été jusqu'à présent officiellement portés par la France, ni au sein des instances européennes, ni sur la scène internationale». Et à l'inverse, que des propositions soutenues par la France, comme l'utilisation du revenu de la mise aux enchères de futurs droits d'émission du secteur maritime, ne figurent pas dans ce «projet pour le monde». Le plan justice climat n'a pas été discuté au niveau interministériel et n'a donc pas reçu l'aval du ministère de l'économie, dont dépend pourtant le financement du projet.

http://www.mediapart.fr/article/offert/406f50b0eee3ad20ab0f995f3b30e843

 



Vers un large accès aux énergies propres en Afrique ?

 

Fondation Energies pour le MondeQuelque 77 % de la population de l’Afrique subsaharienne n’a pas accès à l’électricité, et, dans les zones rurales, le taux moyen atteint même 92 %. Une telle injustice empêche l’éducation des enfants, accroît les problèmes de santé et, au final, entrave l’essor économique de ce continent. Face à cela, les énergies renouvelables ne représentent que… 3 % de la consommation énergétique. Pourtant, l’Afrique détient un fort potentiel en la matière.

Le 24 mai dernier, à Rome, les ministres de l’Énergie du G8 ont affirmé leur volonté de s’attaquer sans délai à “la pauvreté énergétique”. Quelques jours plus tard, à Nairobi, c’était au tour de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, de présenter une initiative qu’il souhaiterait européenne : “Energizing Africa: from dream to reality” (Apporter l’énergie à l’Afrique : du rêve à la réalité). Son objectif : élargir l’accès à l’électricité en Afrique tout en luttant contre le changement climatique. Avant 2012, des actions à court terme reposant sur « le déploiement à plus grande échelle de solutions éprouvées » seraient développées. Celles-ci jetteraient les bases d’un programme qui toucherait ensuite l’ensemble des Africains. On ne peut que se réjouir de voir enfin la question des énergies renouvelables occuper le devant de la scène. Toutefois, après l’affichage politique, reste à élaborer les programmes de grande ampleur et à trouver les financements ainsi que les acteurs compétents.

Dans ce processus, la Fondation a indéniablement un rôle à jouer. Depuis des années, elle intervient sur le terrain pour soutenir la mise en place de projets d’électrification rurale au moyen de technologies solaires, éoliennes, hydrauliques…, et a su développer une méthodologie d’actions pour passer à la vitesse supérieure.

Au fil du temps, elle a acquis un savoir-faire reconnu, enrichissant ses compétences, diversifiant ses outils, affinant sa démarche de planification, d’accompagnement global et d’évaluation.

La démarche, l’éthique et l’expérience de la Fondation en Afrique – au Burkina Faso, à Madagascar, au Sénégal ont retenu l’attention du cabinet Borloo. Nul doute qu’elle contribuera activement à l’initiative “Energizing Africa”.


Alain Liébard,
Président de la Fondation Énergies pour le Monde

Téléchargez Fondation Infos 26 - Accéder au site de la fondation


cibd

Un Européen sur cinq exposé la nuit à des niveaux potentiellement
nocifs pour la santé

[Bruit et santé] - 20/10/2009


night noiseL’Organisation mondiale de la santé a présenté début octobre des recommandations pour la protection de la santé contre la pollution sonore nocturne. Un Européen sur cinq serait régulièrement exposé, la nuit, à des niveaux sonores qui pourraient être très nocifs pour la santé.





Les agrocarburants : ni le diable, ni la panacée
Par Laurent Bisault

Le verdict de l'Ademe sur les agrocarburants est tombé. Le plus souvent, ils présentent un rendement énergétique positif... quoique assez néfaste pour l'Homme et les forêts tropicales....









Présentation du rapport des sénateurs sur la taxe carbone
Le 8 juillet au Sénat, les sénateurs Fabienne Keller (UMP) et Jean Arthuis (Nv.Centre) ont présenté les conclusions du groupe de travail sur la fiscalité environnementale portant sur la création d'une taxe carbone et la régulation des marchés de CO2.
09/07/09 - Lire l'actu

La voiture électrique, dernier sursaut d'une chimère en déroute ?

ECONOMIE - Actu-Environnement.com - 08/11/2009

Objet d'un engouement tardif de la part des industriels, la voiture électrique est présentée comme le remède aux maux du climat et comme une alternative écologique. Mais les performances annoncées ne sont-elles pas une manière de déplacer le problème ?


POLITIQUE


Économie et financement des énergies renouvelables marines (lundi 19 octobre 2009)

 






Labels et consommation durable (13/10/2009)

L’intérêt croissant des consommateurs pour la qualité environnementale et sociale des produits est régulièrement démontré par les enquêtes d’opinion. De plus en plus de consommateurs intègrent des critères liés au développement durable dans leurs décisions d’achat : le « bon » produit ne se résume plus au produit moins cher mais devient celui qui est plus respectueux de l’environnement ou de l’homme...
Lire la suite...

Labels et consommation durable (13/10/2009)
L’intérêt croissant des consommateurs pour la qualité environnementale et sociale des produits est régulièrement démontré par les enquêtes d’opinion. De plus en plus de consommateurs intègrent des critères liés au développement durable dans leurs décisions d’achat : le « bon » produit ne se résume plus au produit moins cher mais devient celui qui est plus respectueux de l’environnement ou de l’homme...
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